Un portrait officiel de Barbera Thornhill, 78 ans, nommée mi-octobre ambassadrice chargée de la lutte contre la traite des êtres humains, circule sur X depuis trois semaines : peau comme écartelée, paupière si liftée qu'elle semble ne plus se fermer, nez minuscule, au point que certains internautes la disent extraterrestre. Son visage illustre ce qu'on appelle le « Mar-a-Lago face », du nom de la résidence de Trump en Floride, un style partagé par Kristi Noem, Kimberly Guilfoyle ou Susan Dell, pour un ticket d'entrée de plus de 90 000 dollars. Pour la politologue Ronnee Schreiber, cette hyperféminité réaffirme la féminité de ces femmes tout en montrant aux collègues masculins qu'elles partagent leurs combats sans être menaçantes. Le visage devient un uniforme et un serment de loyauté envers un ancien propriétaire de Miss Univers. Le piège, c'est que les commentaires sur le botox glissent vers le sexisme et font oublier le CV de ces femmes et les politiques très conservatrices, voire ultra-violentes, qu'elles mènent. Entre mars et juin, quatre des huit femmes de rang ministériel ont d'ailleurs quitté l'administration Trump, toutes remplacées par des hommes. (c) BonePicker / 261104.1013
Botox, loyauté et midterms : ce que les visages de l’entourage de Trump ne disent pas
- Barbera Thornhill, 78 ans, nommée mi-octobre ambassadrice chargée de la lutte contre la traite des êtres humains, voit son portrait officiel tourner sur X depuis trois semaines, entre moqueries et accusations complotistes sur son visage refait.
- Ce look surnommé « Mar-a-Lago face » se retrouve chez Kristi Noem, Kimberly Guilfoyle ou Susan Dell, pour un prix d'entrée de plus de 90 000 dollars.
- Ce visage sert de serment de loyauté et d'hyperféminité rassurante pour les hommes du camp, au risque de masquer des politiques très conservatrices et un recul des femmes dans l'administration.