Dans le Maine, la gouverneure républicaine Susan Collins perd son siège après cinq mandats face au démocrate Troy Jackson, un ancien bûcheron, et ses collaborateurs se sont effondrés dans un hôtel de Bangor. Les électeurs rencontrés devant les bureaux de vote de Bangor disent avoir voulu envoyer un message à la Maison Blanche sur la vie chère, les prix du carburant et la guerre en Iran, quitte à faire basculer des républicains vers les démocrates. Ce raz-de-marée bleu a un nom nouveau, le « Blunami », contraction de « blue » et de « tsunami », et il traduit le rejet des politiques du second mandat de Trump. L'inflation reste à 3,5 %, le diesel bat des records et la politique anti-immigration, marquée par deux morts à Minneapolis l'hiver dernier, est jugée excessive par beaucoup. Trump accepte pour l'instant le résultat et salue même la campagne démocrate, mais il a publié une casquette rouge « veto » qui annonce un blocage systématique des initiatives du Congrès. Face à lui, le parti démocrate se reconstruit avec de nouveaux visages comme James Talarico au Texas, John Ossoff en Géorgie ou Abdel El-Sayed au Michigan, même si la fracture entre son aile gauche et son centre finira par ressurgir. (c) BonePicker / 261104.1115
Pouvoir d'achat, prix du carburant... Ces Américains expliquent le "Blunami", cette "vague bleue" aux midterms 2026 qui déstabilise Donald Trump
- Les démocrates décrochent en janvier une majorité au Congrès, Chambre et Sénat, avec des percées dans des bastions conservateurs comme le Texas, le Kansas, l'Iowa, l'Ohio ou encore le Kentucky.
- Le « Blunami », mot né cette nuit de « blue » et « tsunami », résume un vote sanction contre un président soutenu par un tiers des Américains seulement.
- Donald Trump reconnaît sa défaite mais affiche une casquette « veto », ouvrant une cohabitation qui affaiblira son autorité jusqu'à la fin de son mandat.